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Colloque sur la Béotie dans l'antiquité

Publié le 28 novembre 2016 Mis à jour le 28 novembre 2016

La Béotie de l'archaïsme à l'époque romaine : frontières, territoires, paysages

Date(s)
9 et 10 décembre 2016
Lieu(x)
Maison « Max Weber »
Salle des colloques
Depuis quelques dizaines d’années, la Béotie antique est l’objet d’une activité scientifique importante, déjà constatée par P. Roesch en 1983. L’épigraphie, en particulier, s’est trouvée au centre des préoccupations des chercheurs, comme en témoigne l’ouvrage édité en 2014 par N. Papazarkadas. En parallèle, les recherches archéologiques menées depuis de nombreuses années sous la forme de surveys, tel le Boeotia Project dirigé depuis 1979 par A. Snodgrass et J. Bintliff, ont abouti à plusieurs publications, grâce auxquelles on dispose désormais d’une vue d’ensemble précise du territoire béotien et de son occupation. Outre ces travaux, dont certains sont en cours, il faut souligner les contributions apportées par des courants historiographiques plus récents. La constitution d’une identité collective au sein du koinon a ainsi donné lieu, dans le cadre des recherches sur l’ethnicité, à des publications novatrices portant avant tout sur l’époque archaïque. Plus largement, le phénomène fédéral a suscité de nombreux travaux parmi lesquels ceux de D. Knoepfler occupent une place essentielle.

Conçu comme un point de convergence de ces recherches et rassemblant différents historiens parmi les meilleurs spécialistes actuels de la Béotie antique, le présent colloque adopte une approche méthodologique susceptible de favoriser le croisement entre les sources disponibles, qu’elles soient textuelles ou matérielles. Au centre de cette approche se trouvent les notions, résolument spatiales, de territoires, de frontières et de paysages, dont l’articulation devrait permettre d’appréhender l’espace béotien en tant qu’il est l’objet d’une appropriation littéraire, politique, religieuse ou économique, et ce en combinant plusieurs échelles, des cités au koinon dans son ensemble. Aux deux premiers termes, « territoires » et « frontières », qui renvoient à une historiographie désormais classique, il a paru important d’adjoindre la notion de « paysage », traduction française du concept anglo-saxon de landscape. Au-delà de l’acception purement géographique du terme, en effet, celui-ci connaît actuellement une grande variété d’usages et d’applications. On peut ainsi garder en mémoire les différents sens qu’en propose S. Alcock pour la Grèce romaine, entre paysages ruraux, civiques, provinciaux et sacrés. En allant plus loin encore, on évoque aujourd’hui la notion de « paysage sonore », ou bien, comme le fait J. Ma, celle de statuescape, qui sert à désigner le paysage statuaire d’une cité ou d’un sanctuaire. C’est toute la richesse et la complexité de ce concept que nous souhaitons explorer, afin de renouveler, en retour, l’approche spatiale des territoires béotiens, pour lesquels une histoire des paysages reste à écrire.Conçu comme un point de convergence de ces recherches et rassemblant différents historiens parmi les meilleurs spécialistes actuels de la Béotie antique, le présent colloque adopte une approche méthodologique susceptible de favoriser le croisement entre les sources disponibles, qu’elles soient textuelles ou matérielles. Au centre de cette approche se trouvent les notions, résolument spatiales, de territoires, de frontières et de paysages, dont l’articulation devrait permettre d’appréhender l’espace béotien en tant qu’il est l’objet d’une appropriation littéraire, politique, religieuse ou économique, et ce en combinant plusieurs échelles, des cités au koinon dans son ensemble. Aux deux premiers termes, « territoires » et « frontières », qui renvoient à une historiographie désormais classique, il a paru important d’adjoindre la notion de « paysage », traduction française du concept anglo-saxon de landscape. Au-delà de l’acception purement géographique du terme, en effet, celui-ci connaît actuellement une grande variété d’usages et d’applications. On peut ainsi garder en mémoire les différents sens qu’en propose S. Alcock pour la Grèce romaine, entre paysages ruraux, civiques, provinciaux et sacrés. En allant plus loin encore, on évoque aujourd’hui la notion de « paysage sonore », ou bien, comme le fait J. Ma, celle de statuescape, qui sert à désigner le paysage statuaire d’une cité ou d’un sanctuaire. C’est toute la richesse et la complexité de ce concept que nous souhaitons explorer, afin de renouveler, en retour, l’approche spatiale des territoires béotiens, pour lesquels une histoire des paysages reste à écrire.

Mis à jour le 28 novembre 2016